Gynécomastie

La gynécomastie est le développement d’une glande mammaire chez l’homme.
L’apparition d’un volume mammaire chez l’homme est souvent très mal vécue, générant une forte demande d’intervention chirurgicale.

L’indication d’un traitement chirurgical, appelé « cure de gynécomastie »nécessite au préalable:

  • un examen endocrinologique avec  un bilan biologique: il permet d’évaluer le statut hormonal et d’éliminer une cause endocrinologique
  • une imagerie (mammographie plus ou moins échographies): pour confirmer la nature glandulaire et l’absence de lésion tumorale. Parfois il s’agit simplement d’un amas graisseux, on parle alors d‘adipomastie, et régulièrement on retrouve des formes mixtes, glandulaires et graisseuses. Une échographie testiculaire permet d’éliminer la présence d’un certain type de tumeur testiculaire(rare), génératrice de gynécomastie.

Le type de traitement chirurgical dépend de:

  • la nature glandulaire ou graisseuse du sein:
    – le traitement d’une adipomastie peut être réalisé par simple lipoaspiration
    -une gynécomastie avérée nécessite une exérèse chirurgicale sous anesthésie générale. L’incision (donc la cicatrice) se situe en demi arc de cercle sur le contour de l’aréole, dans sa moitié inférieure. Puis la libération de la glande s’effectue par son décollement en superficie de la peau et en profondeur du muscle pectoral. Il s’agit d’une intervention souvent hémorragique, nécessitant la pose de drains, et une hospitalisation d’au moins 24h. Le port d’un boléro compressif en post-opératoire pendant au moins 3 semaines limite le risque d’hématome ou de sérome (poche de lymphe) en favorisant le recollement de la peau sur le muscle pectoral.
  • la présence d’un excès cutané résiduel: lorsque le volume du sein est important, la peau finit par se détendre, donnant un aspect de sein vide tombant si l’on ne retire pas cet excès de peau après l’ablation du volume. La résection de cet excès de peau (appelée aussi « cure de ptose ») va créer des cicatrices supplémentaires:
    – au minimum, il s’agit d’un prolongement de la cicatrice tout autour de l’aréole :c’est la technique du round bloc
    -mais parfois aussi, l’excès de peau est tel qu’il nécessite l’ajout d’une cicatrice verticale et ou horizontale.

Le traitement chirurgical  peut donc nécessiter l’association de plusieurs gestes, et les suites opératoires sont parfois prolongées (risque d’hématome, de sérome, d’adhérences cicatricielles…)
Néanmoins l’impact psychologique d’une cure de gynécomastie est au final très positif, permettant de libérer les patients d’un complexe souvent très handicapant.

Consulter la fiche d’information SOFCPRE * sur la gynécomastie

*Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique