Lifting cervico facial à Aix en Provence
Le lifting cervico facial est une intervention que j’affectionne particulièrement en raison de sa minutie, de son efficacité dans le rajeunissement facial global, et de sa répercussion psychologique au quotidien très positive.
En bref, en quoi consiste un lifting cervico-facial ?
Le lifting cervico facial consiste, par des incisons discrètes autour des oreilles et dissimulées en arrière dans les cheveux, à effectuer un décollement des tissus superficiels. Il permet de retendre les tissus relâchés des 2/3 inférieurs du visage et du cou, puis de retirer l’excès de peau afin de restaurer des contours naturels et harmonieux.
Que peut traiter un lifting cervico-facial et quels résultats en attendre ?
Le lifting cervico facial reste l’acte le plus efficace dans le rajeunissement facial car il permet :
- de restaurer l’ovale du visage perdu en raison l’apparition de bajoues, (les bajoues sont la conséquence du relâchement des tissus et de leur chute vers le bas)
- de traiter le pli d’amertume
- de retendre la peau des joues
- de redraper le cou et de reformer l’angle cervico- mentonnier. En début d’intervention, une lipoaspiration cervicale est souvent associée pour dégraisser le cou si nécessaire
- pour les Deep plane facelift, de repositionner la pommette, ce qui traite l’affaissement de la joue vers le sillon nasogénien, et estompe donc davantage le bourrelet qui se forme en vieillissant au-dessus du sillon nasogénien
Le lifting cervico facial ne traite pas :
- le front ni les paupières
- le milieu du visage : il ne traite pas les rides autour de la bouche, ni le menton, ni la ride du sillon nasogénien (le sillon nasogénien est juste atténué en raison de la remise en tension de la joue)
Quelles sont les différentes techniques ?
Le lifting cervico facial est une opération que je pratique depuis plus de 20 ans, et pour laquelle je me suis spécialisée au cours de ces nombreuses années. Si sa finalité reste de rajeunir le visage en retendant les tissus, cette intervention a fait l’objet de différentes évolutions techniques, avec des noms variés dans la littérature. L’évolution de ma pratique suit l’histoire de ces avancées techniques, requérant pour
certaines un degré d’expertise et de technicité toujours croissant.
1. Le lifting cervico facial sous-cutané
C’est la technique de base qui m’a été enseignée à l’hôpital saint Louis à Paris dès mon internat. Elle consiste en un décollement de la peau du visage et du cou plus ou moins étendu. Le résultat va dépendre de l’étendue du décollement : un décollement limité (minilift) permet de réduire le temps chirurgical, la longueur des incisions, mais la peau sera moins retendue, et se relâchera plus rapidement.
2. Les liftings (et minilift) avec geste sur le SMAS plus ou moins sur le platysma mais sans leur décollement :
Ce sont les techniques les plus couramment réalisées par de nombreux praticiens. Selon la méthode utilisée, cette famille regroupe multiples noms, en fonction des écoles et des pays.
Point clef : comprendre ce que sont le SMAS et le platysma :
Le SMAS ou « système aponévrotique sous cutané » forme une structure de graisse fibreuse et « solide », située sous le plan sous-cutané. Le SMAS se poursuit en bas par le platysma, un muscle plat du cou que l’on peut voir se contracter en faisant une grimace (sourire très forcé par exemple). Les 2 plis verticaux à l’avant du cou qui apparaissent souvent lors du vieillissement sont en fait les bords antérieurs des muscles platysmas qui s’enraidissent.
Principe chirurgical : ces techniques associent un lifting sous cutané plus ou moins étendu (cf lifting sous cutané), à une mise en tension du SMAS (plus ou moins le platysma), le plus souvent par des points de plicature (lateral SMAS plicature, MACS lift, hight lift), mais aussi, selon les variantes techniques, par des fils tenseurs (Thread lift) , ou encore par des excisions sutures (SMASSectomies). Ces gestes ont pour but d’améliorer la remise en tension des tissus, de diminuer les forces de tension s’exerçant directement sur la peau, et peuvent aussi permettre de réduire la surface de décollement sous-cutané pour les minilifts (par exemples dans les MACS lift et les thread lift).
Pour ma part, depuis plus de 20 ans, j’associe quasi systématiquement une plicature du SMAS et du platysma aux liftings ou miniliftings sous cutanés.
3. Les liftings avec décollement du SMAS (= SMAS Flap) plus ou moins du platysma (les bi-plans, les hight SMAS lift, les deep plane face lift, les lifting lamellaires)
Depuis 2011, je pratique préférentiellement des liftings avec décollement du SMAS et du platysma. Ces liftings associent un décollement sous-cutané à un décollement du SMAS plus ou moins du muscle peaucier du cou (platysma) avant leur remise en tension et leur suture. Ce décollement sur les structures solides et profondes permet un meilleur repositionnement des tissus et induit une adhérence plus pérenne de ces tissus retendus : cette adhérence évite le glissement et le relâchement des simples plicatures que je pouvais constater cliniquement et en per-opératoire chez des patients ayant déjà été opérés d’un lifting avec plicatures du SMAS et platysma. Ce dont donc ces structures solides et profondes du visage qui sont décollées, tractées vers le haut et l’arrière, puis amarrées par sutures sur des plans sous-jacents fixes. Bien que la remise en tension des tissus soit plus importante (ce qui permet de pouvoir retirer davantage de peau), l’étirement n’est plus directement infligé à la peau. Il s’en suit un résultat plus naturel et durable, avec des cicatrices bien plus fines, la suture cutanée étant réalisée sans tension. Le décollement purement cutané est plus limité puisque l’on passe ensuite sous le plan du SMAS plus ou moins du platysma. Les suites opératoires sont plus simples et plus rapides : le plan de décollement est avasculaire et plus profond, ce qui diminue les hématomes et les problèmes de cicatrisation par dévascularisation de la peau (ou nécroses). Sur le cou, le décollement et la remise en tension du muscle (voire la section des 2 cordes verticales du milieu du cou) permet une meilleure restauration de la sangle cervicale et de l’angle cervico-mentonnier, avec un cou bien « net » et une très bonne tenue dans le temps (composite neck lift).
Progressivement, au fur et à mesure des publications et des innovations techniques, j’ai étendu le décollement de SMAS davantage vers la pommette et vers le haut, c’est que l’on appelle la technique du « hight SMAS lift », avec un vecteur de traction plus vertical vers le haut.
Les liftings avec décollement du SMAS et du platysma demandent plus de technicité et d’expérience, et requièrent un temps opératoire plus long. Récemment, l’apparition du « Deep Plane Face lift », représente une avancée technique remarquable : le décollement se poursuit profondément en avant du SMAS et les ligaments retenant la pommette sont coupés, ce que l’on pensait impossible auparavant en raison du passage d’une branche du nerf facial dans cette région. Le relief de la pommette peut alors être repositionné. Le deep plane apporte ainsi une nouvelle réponse au vieillissement du visage par rapport aux autres types de lifting : en plus d’une remise en tension des tissus, il permet le repositionnement des volumes visage.
Pour une explication plus complète de la technique, voire la page « Deep Plane Face lift »
Les « mini liftings »
Pour moi, les mini liftings représentent un terme « fourre-tout » regroupant différents types de liftings à minima avec un temps opératoire réduit. Je pense qu’en matière de lifting, il n’y a pas de secret : la qualité du résultat dépend de la maitrise technique (plans de décollement, vecteurs de traction, tension adaptée, soin apporté aux sutures, etc..), et de l’étendue du travail, donc du temps opératoire passé. Un simple
petit décollement cutané associé ou pas avec quelques sutures ou tractions appropriés du SMAS peut déjà apporter un réel bénéfice (1 à 2h d’intervention), mais il sera bien moindre et moins durable que celui apporté par un lifting plus étendu.
Peut-on faire seulement un lifting facial, ou seulement un lifting cervical ?
Il est possible de ne travailler qu’une de ces deux zones, mais il faut comprendre que le bas du visage et le cou sont en continuité : on ne peut pas bien retendre l’ovale du visage si l’on ne descend pas aussi vers le cou et on ne peut pas bien retendre le cou si l’on ne retend pas l’ovale de visage (il se produit une zone de cisaillement au niveau du bord de la mâchoire). C’est pourquoi on parle en général de « lifting cervico-facial », ce qui est anatomiquement tout à fait logique.
Quel est le meilleur lifting ? Quel type de lifting choisir ?
Je pense que le type de lifting plus ou moins les techniques associées s’étudient au cas par cas, en fonction de nombreux critères. Chaque visage est unique, et chaque demande est différente. L’indication opératoire la plus appropriée dépend donc l’anatomie du visage, de l’aspect de la peau, et de la demande propre à chaque patient (résultat plus ou moins complet ou durable, zones privilégiées à traiter, temps opératoire, type d’anesthésie, durée opératoire, budget envisagé, etc..).
Pour ces raisons, je réalise encore ces différents types de liftings décrits ci dessus. Par exemple, une personne peut souhaiter une simple amélioration du plissé des joues et des bajoues sous anesthésie locale et sédation. Un mini lifting sous cutané (avec plicatures su SMAS si elles se révèlent efficaces en per-opératoire) permettra d’apporter satisfaction.
Le deep plan face lift (associé au composite neck lift) est toutefois actuellement l’intervention que j’effectue le plus souvent en raison de la qualité de et la durabilité des résultats, et de son action particulièrement rajeunissante et naturelle sur la pommette.
Mais cette technique peut dans certains cas être avantageusement par d’autres : pour une personne au visage émacié et avec une peau fine et ridée, je préfère proposer un lifting sous cutané étendu (avec plus ou moins des plicatures du SMAS) associé à un lipofilling (faire un lien sur la page liposrtucture). Ce visage pourrait paraitre trop figé et tiré après un lifting seul. Le comblement graisseux permettra de donner un résultat très naturel en adoucissant les traits, en restaurant les volumes perdus (pommette, creux des joues, tempes, plis d’amertume, sillons nasogéniens, cernes, etc..), et en rajeunissant l’aspect de la peau grâce aux facteurs de croissance contenus dans la graisse.
Comment se passe l'opération?
Excepté certains minilifting qui peuvent être effectués sous anesthésie locale et sédation, l’intervention est pratiquée sous anesthésie générale, avec hospitalisation le jour de l’intervention.
Le temps opératoire dépend du travail effectué, de l’étendue du décollement, de la technique utilisée, mais aussi de facteurs propres à chaque patient (saignement, adhérences, etc…) : il peut varier de 1h45 (minilifting) jusqu’à 4h pour les deep plane facelift/ composite neck lift dans les cas difficiles.
A la fin de l’intervention, un bandage de tête maintenant le cou est réalisé, et des drains sont posés dans la plupart des cas (tuyaux reliés à des bouteilles pour drainer les petits saignements). Des antalgiques et antiœdémateux sont administrés par la perfusion.
Comment se passent les suites opératoires ?
Le lendemain matin de l’intervention, je retire le bandage lors de ma visite pour vérifier les cicatrices, la motricité du visage, et l’absence d’hématome. L’infirmière ensuite retire les drains et refait un bandage plus léger avant la sortie en fin de matinée.
Les jours suivants, les soins sont simples à réaliser : lavage de tête au shampoing doux, séchage au sèche-cheveux, vaseline sur les cicatrices. Ces soins ne requièrent pas d’infirmière à domicile.
Les points et surjets sont retirés entre 7 et 12 jours, à mon cabinet. Il faut donc prévoir 1 à 2 RDV durant cette période. En cas de retard de cicatrisation (notamment derrière l’oreille), des RDV supplémentaires peuvent être proposés.
Après l’intervention, un œdème est habituel, et atteint le plus souvent son maximum vers le troisième jour. Des ecchymoses peuvent survenir. L’importance et la durée de ces suites varient d’un patient à l’autre. En règle générale, une éviction sociale de deux à trois semaines est conseillée. La majorité de l’œdème se résorbe dans les premières semaines, même si une légère tuméfaction résiduelle peut persister quelque temps avant que le résultat final ne s’affine.
Une consultation de suivi est organisée un à deux mois après l’intervention afin d’apprécier l’évolution et la qualité du résultat. À cette occasion, je remets à chaque patient une planche comparative de photographies « avant/après ».
Le lifting cervicofacial est-il douloureux ?
Selon les retours de la grande majorité de mes patients, l’intervention n’est pas douloureuse, mais qualifiée d’inconfortable avec des sensations de tiraillement, de tension, et de troubles de la sensibilité (impression de peau « en carton »). La sensibilité « normale » met plusieurs mois à revenir.
Rarement, certains patients présentent des douleurs à type brulure ou d’hypersensibilité cutanée pouvant persister plusieurs semaines.
Les cicatrices restent-elles visibles ?
Les cicatrices sont très discrètes voire invisibles en particulier celles situées autour des oreilles.
En arrière, les cicatrices sont cachées par les cheveux. Celles devant la patte chevelue sont en général très peu visibles (l’aspect des cicatrices dépend du mode de cicatrisation propre à chaque patient).
Quelle est la tenue dans le temps d’un lifting ?
Un lifting cervico facial apporte toujours un rajeunissement visible, même à long terme. Toutefois, il ne stoppe pas le processus naturel de vieillissement : le visage continue d’évoluer avec le temps et la peau peut progressivement se relâcher. La tenue du résultat dépend de la qualité des tissus, et de la technique opératoire utilisée : elle est généralement moindre après un mini-lifting et plus durable avec des techniques approfondies comme le deep plane facelift.
Quel est le tarif d’un lifting cervico-facial ?
En conclusion :
Le lifting cervico-facial est une intervention précise et délicate, dont les suites comportent un œdème de deux à trois semaines et parfois quelques ecchymoses transitoires. Réalisé avec rigueur, il permet de rajeunir le visage tout en respectant les traits naturels. Les patients en retirent une satisfaction durable, avec un réel bénéfice sur l’image de soi, le moral et l’humeur quotidienne.
Consulter la fiche d’information SOFCPRE * sur le lifting cervico-facial
*Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique